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Département
L’origine de l’agglomération courcelloise n’est pas connue mais il n’est pas exclu qu’elle se soit développée après la conquête romaine autour des villas dont quelques vestiges ont été mis au jour à partir de 1900 tant sur les bans communaux que limitrophes. Au Moyen Âge, deux hameaux Courcelles et Chaussy séparés par le seul Haut Chemin, l’actuelle route RD 603, se sont lentement confondus pour ne former qu’une bourgade traversée par le Ravenez qui donne alors sa première configuration au village. C’est autour de ce cours d’eau que s’organise la vie dans les rues Maréchal-Leclerc et de l’Église, constituant ainsi le cœur historique de la cité.
Faisait partie au xvie siècle de la seigneurie de Mengen, seigneurie dépendant du comté de Créhange.
Par la suite, le Haut Chemin, passage obligé entre Metz et l’Allemagne, devient naturellement le second secteur de fixation de la population.
Pont-à-Chaussy est réunie à Courcelles-Chaussy par décret du 7 août 1812.
En 1844, Courcelles-Chaussy a pour annexes le village de Pont-à-Chaussy et les fermes d’Urville et les Ménils. Le village possède une brigade de gendarmerie, étape et logement militaire ; perception des contributions directes, recette de l’enregistrement et des domaines, résidence d’un garde général des eaux et forêts, distribution du courrier, poste aux chevaux ; un notaire, un huissier ; succursale. Une école est fréquentée par 87 garçons, et l’autre par 76 filles ; les revenus des instituteurs sont de 850 fr. La population du village est de 1 321 individus pour 132 maisons. Le territoire productif est de 866 ha dont 12 en vignes et 282 en bois. La commune possède une fabrique considérable de machines à battre le blé, à manège, et de charrues de l’invention de M. Léonard, qui en est le propriétaire.
En 1866, une épidémie de choléra se développe dans le village et Jean-Jacques Leser, alors pasteur, se dévoue sans compter auprès des malades, protestants comme catholiques. Il n’hésite pas, lorsque les malades sentent leurs membres se refroidir, à se faire attacher à eux pour les réchauffer. Plusieurs d’entre eux sont ainsi sauvés.
Comme les autres communes de l’actuel département de la Moselle, Courcelles-Chaussy est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. À la fin du xixe siècle, l’empereur allemand Guillaume II y jouissait d’une résidence secondaire, le château d’Urville (actuel lycée agricole), où il venait fréquemment. Trouvant le petit temple trop modeste, il fit rebâtir en un point plus central le temple réformé de la commune. La commune redevient française en 1918.
Courcelles-Chaussy est de nouveau annexée de 1940 à 1944 au Troisième Reich allemand. Malgré la combativité des troupes allemandes de la 462e Volks-Grenadier-Division de l’armée de Knobelsdorff, Courcelle-Chaussy est libérée par la 5e DI de l’armée Patton le 18 novembre 1944, à la fin de la bataille de Metz.
Depuis les années 1960, l’extension urbaine se fait de part et d’autre de cet axe majeur ; aussi les flancs nord et sud de la commune sont-ils devenus des secteurs à vocation résidentielle.
Courcelles-Chaussy absorbe Landonvillers en 1972.
CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE LA MOSELLE
AGENCE REGIONALE DU TOURISME GRAND EST