Nombre d'habitants
Distinction
Département
Superficie : 2306 hectares
Espaces naturels : 1900 hectares
Altitude : Min. 70 m / Max. 482 m
Population : 4 656 habitants
Située presque à mi-chemin entre Marseille et Toulon, la Commune de Ceyreste est à l’Est du
département des Bouches-du-Rhône, elle fait partie de la Métropole Aix Marseille Provence.
Bâtie au pied du Massif de la Marcouline, elle est constituée d’un habitat essentiellement
horizontal et pavillonnaire.
On pourrait la croire petite soeur de La Ciotat ; elle en est en fait la mère, car historiquement, La
Ciotat n’était que le port de Ceyreste. Les temps ont bien changé mais les liens entre les deux
cités devenues distinctes sont restés très forts, d’autant que Ceyreste offre sans aucun doute le
plus beau point de vue sur la baie de sa voisine.
On y accède facilement par l’autoroute A50 (sortie 9 de La Ciotat). Le village, au pied des collines, est à environ 5 kilomètres du nord de La Ciotat, son chef-lieu de canton. La Commune est bordée à l’Ouest par celle de Cassis, au Nord, par celle de Roquefort-La Bédoule, à l’Est, dans le Département du Var, par celle de la Cadière d’Azur et au Sud, enfin, par celle de La Ciotat.
L’Histoire de Ceyreste ne peut être dissociée de celle de La Ciotat qui fût son port dans l’antiquité
et au Moyen-Age. Elle lui achetait des produits et fournissait à ses habitants du travail
sur les navires et dans les chantiers navals.
Le territoire de Ceyreste était relativement vaste, puisqu’il s’étendait jusqu’à la mer, mais
suite à diverses querelles entre les habitants du bord de mer, les Ciotadens et les habitants
du bourg, les Ceyrestens, l’abbé de Saint Victor, dont dépendait Ceyreste, décida en 1429, de
diviser la commune en deux. Une seconde division intervint en 1675, privant définitivement
Ceyreste d’un accès direct à la mer.
Le passé de Ceyreste est celui d’un village dont la population demeura, jusqu’en 1945, voisine
de 600 habitants, avant tout des agriculteurs dont les familles vivaient de génération en
génération sur de petites exploitations. Le problème permanent était celui de l’eau, du fait de
la sécheresse de l’été, de la perméabilité des sols et de la fréquence des pentes. Des hivers
catastrophiques, heureusement très rares, (1684, 1709, 1819) pouvaient entraîner la perte des
oliviers.
Les personnes aimant les vieilles pierres et les villages typiques seront ravies de venir à Ceyreste. On peut découvrir en flânant dans les ruelles du centre ancien le cachet des villages de Provence avec la trace du passé et l’empreinte du patrimoine. On découvre également dans les ruelles, des maisons restaurées datant de 1617 et 1696 ainsi qu’une fontaine Romaine ou plutôt Romane. Il s’agit d’une petite construction rectangulaire à laquelle aboutit un conduit voûté ; au-dessous est creusée un puits taillé dans le roc ; sur le devant, se trouve une lourde auge de pierre en forme arrondie. Ce serait l’ancien bénitier de l’église, taillé lui même dans une pierre tombale sur laquelle apparaît une épitaphe des membres de la grande famille Cornélia que l’on rencontre sur les inscriptions de la colonie romaine d’Arles. Quelques lettres sont encore
lisibles sur la margelle. Par le passage couvert qui servait jadis au va-et-vient du bétail, on parvient au vallat du Caunet qui limite le vieux Ceyreste au Sud et à l’Ouest. La rue du Château débute par une forte déclivité qui a valu au portail d’accès le nom de Rompecul. Cette rue, qui dessine de nombreux angles est la plus pittoresque de tout le village. Elle débouche sur la place des Héros, c’est à dire des Ceyrestens morts héroïquement au cours des dernières guerres et dont la plupart des rues et des places portent leurs noms, lesquels d’ailleurs gravés sur le monument aux morts dressé sur la place.
A l’emplacement de l’actuelle place des Héros et, au delà de la route jusqu’au Vallat de Caunet s’éleva pendant des siècles une importante forteresse appelée « le Château de la Reine Jeanne » dont nous ne savons que peu de choses et dont nous n’avons aucune représentation. Au temps des guerres de religion, le duc d’Epernon, Gouverneur de Provence, en ordonna la démolition le 17 février 1593 ; mais celle-ci ne fut que partielle et le château, de plus en plus dégradé, subsista jusqu’à la fin du 19ème siècle. Aux alentours de 1883, les derniers décombres furent ôtés et le terre-plein réaménagé.
Entrée accessible en fauteuil roulant
Parking accessible en fauteuil roulant
Convient aux enfants
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ADT DES BOUCHES-DU-RHONE
COMITÉ RÉGIONAL DU TOURISME SUD PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR